Attaques
Une banque déjoue une tentative de piratage à 424 millions de dollars.
Par Jerome Saiz, le 18 mars 2005 à 11:13:00.

La banque Sumitomo Mitsui affirme avoir déjoué une tentative de piratage majeure contre sa filiale londonienne. Les pirates étaient sur le point de transférer 424 millions de dollars vers dix comptes répartis à travers le monde. L'établissement financier a donné peu de détails sur les techniques mises en oeuvre, sinon que les pirates auraient employés des logiciels espions afin de dérober des mots de passe.
Ca aurait pu être la plus grosse affaire de piratage jamais révélée : 424 millions de dollars étaient sur le point d'être transférés depuis la filiale londonienne de la banque Sumitomo Mitsui vers dix comptes répartis à travers le monde. Mais le piège a été déjoué et l'affaire peut désormais servir de cas d'école.
L'établissement financier ne donne guère de détails quant aux techniques utilisées par les pirates, mais insiste sur un point : des logiciels espions (keyloggers) ont étés retrouvés sur le réseau privé de la banque et auraient permis de capturer des mots de passe (administratifs ? de clients ?).
Détail original : la banque refuse de dire si les logiciels espions sont arrivés sur son réseau de manière logique (grâce à un piratage) ou bien par une voie physique (en plaçant un mouchard matériel sur un poste de travail).
A défaut d'en connaître les détails techniques, la révélation de cette tentative de piratage rappelle que les entreprises sont particulièrement vulnérables aux attaques à l'aide de logiciels espions. Très peu d'entre elles disposent, par exemple, de procédures afin de contrôler physiquement les postes de travail à la recherche de keyloggers placés entre le clavier et l'unité centrale.
De même, des logiciels espions créés sur mesure ne seront généralement pas détectés par les outils de protection du marché, surtout s'ils ne communiquent pas avec l'extérieur et qu'ils sont relevés périodiquement sur le site de l'entreprise.
Ainsi, loin des terres ultra-médiatisées des épidémies virales et autres vers, les véritables attaques sont le plus souvent moins visibles et plus efficaces. C'est par exemple ce qu'ont appris à leurs dépends le développeur de jeu vidéo Valve ou le courtier en or Crowne Gold, tous deux victimes d'attaques similaires à l'aide de logiciels espions.
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