Business
Baltimore brade Content Technologies.
Par Jerome Saiz, le 24 jan 2002 à 19:32:00.

A la recherche de liquidités, Baltimore vend Content Technologies pour 14 millions d'euros, alors que cela lui en avait coûté 460 millions l'an dernier. L'acheteur, Clearswift, réalise une très belle affaire en s'offrant à bon prix l'un des ses principaux concurrents.
L'an dernier, Baltimore Technologies s'offrait Content Technologies pour la somme colossale de 460 millions d'euros. La société s'en sépare aujourd'hui pour tout juste 14 millions d'euros, au profit de l'anglais Clearswift. Une transaction qui semble logique de part et d'autre, même s'il s'agit pour l'un d'un cuisant échec, et pour l'autre d'une chance inouïe. Pour Baltimore, à la recherche de liquidités, il s'agit de se séparer d'une acquisition bien encombrante, dont le coeur de métier (le filtrage de contenus sur les messageries) est bien trop éloigné du sien. Bien sûr, le montant de la vente est ridicule au regard du coût d'acquisition. Mais dans la tourmente qui frappe Baltimore depuis l'an dernier, 14 millions d'euros sont une rentrée salvatrice, en attendant que le marché de la PKI devienne -enfin- rentable. D'autant que cet apport de liquidités s'accompagne d'une réduction drastique du personnel, les effectifs devant passer de 1400 personnes aujourd'hui à 470 l'année prochaine. Pour Clearswift, en revanche, l'affaire est excellente. La société anglaise édite en effet des solutions de contrôle de contenu, directement concurrentes de celles de Content Technologies. Et si technologiquement, les produits de Clearswift ont largement faits leurs preuves au sein de gouvernements étrangers, de groupes mondiaux ou d'établissements bancaires, ils demeurent en revanche inconnus par ailleurs. L'acquisition de Content Technologies élimine un concurrent majeur et ouvre à Clearswift un réseau de distribution en place et une marque réputée. Pour 14 millions d'euros, c'est une affaire exceptionnelle. Baltimore recevra près de 8 millions d'euros en liquide et le reste en actions Clearswift et en obligations. Cela devrait, selon l'éditeur, lui donner de quoi passer l'année.
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