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L'insécurité, c'est Microsoft.
Par Jerome Saiz, le 13 déc 2002 à 15:17:00.
En matière de sécurité, la piètre réputation de Microsoft n'est pas usurpée. Mais si les spécialistes sont au courant depuis longtemps, le grand public a encore beaucoup à découvrir. Heureusement, la presse généraliste s'intéresse au problème. Un excellent article de Courrier International résume la situation et met en lumière le comportement prédateur de Microsoft.
Pour qui s'intéresse à la sécurité informatique, la piètre compétence de Microsoft en la matière, ses bourdes à répétition et ses mea culpa récurrents ne sont pas une nouveauté. Mais cela ne concerne que les spécialistes. Le grand public, s'il a bien l'impression que l'éditeur ne jouit pas d'une réputation à toute épreuve dans ce domaine, ne dispose cependant pas toujours d'arguments pour étayer cette impression.
Depuis peu toutefois la presse généraliste (Libération, par exemple) publie des articles qui expliquent pourquoi Microsoft a si mauvaise réputation. Le dernier en date a été publié dans Courrier International, et se fonde sur une analyse du mensuel spécialisé Wired.
En prenant comme point de départ l'obtention d'une très officielle distinction de sécurité par Windows 2000, l'article poursuit en expliquant pourquoi celle-ci ne veut rien dire. L'auteur démontre comment cette certification ne sert en réalité qu'à ouvrir de nouveaux marchés à l'éditeur, dont les produits demeurent désespérément aussi mauvais en terme de sécurité, certification ou pas.
L'article conclu en offrant une étonnante plongée dans la vision de la sécurité par Microsoft. Plutôt que d'offrir d'emblée des logiciels plus sûrs, l'éditeur semble préférer "imposer à tous les utilisateurs de produits Microsoft d’installer les patchs ou les mises à jour de logiciels que l’entreprise conçoit pour eux. Et si jamais cela fait planter les ordinateurs, ce n’est pas grave. Après tout, c’est pour le bien de l’utilisateur".
Et cela, c'est un Vice-Président de l'éditeur qui le dit.
Vous pourrez lire la suite dans l'article de Courrier International, sous la plume d'Eric Glover.
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