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Les RSSI du monde bancaire à l'aube d'une vague de démissions ?
Par Monsieur RSSI, le 30 mai 2008 à 12:00:59.
Rien ne semble changer en matière de risques et sécurité dans le monde bancaire. Constat désabusé et inquiet d'un RSSI du secteur.
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Dans le monde bancaire, la valorisation des incidents majeurs et leur qualification avait été rendue obligatoire par les textes règlementaires de type Bale II. Les banques ont donc commencé à identifier en interne, depuis les années 2001, le coût réel de ces dysfonctionnements. Pourquoi ne pas le rendre public, ne serait qu'aux actionnaires (petits ou grands). Je ne connais pas un actionnaire qui resterait insensible si on lui disait qu'un compte générique a permis une fraude de quelques millions d'euros, et que cela se produit une à deux fois par an... Hélas, les montants de ces pertes (et leurs causes, ndlr) restent aujourd'hui encore confidentiels. Alors qu'ils sont les embryons des grandes fraudes survenues ces derniers temps.
Le RSSI serait-il ainsi devenu orphelin du terme "Responsable" ? Car il se trouve dans une position difficile : "Je suis au courant mais je ne veux pas, je ne peux pas, affronter ma direction sur ces sujets". Monsieur Chevènement disait "Un ministre quand il n'est pas content il démissionne". Aors après les pêcheurs et les transporteurs, allons nous assister à des manifestations de RSSI ? Ou à une vague de démissions dans la profession ?



Une phrase d'Eric Domage, d'IDC, interpelait récemment décideurs et acteurs du marché sur l'importance des coûts et le peu de ROI découlant des projets d'IAM. Bruno Vincent nuance voire réfute en partie, ces propos.
Rien ne semble changer en matière de risques et sécurité dans le monde bancaire. Constat désabusé et inquiet d'un RSSI du secteur.