Justice
Amende record pour un éditeur d'adwares
Par Jerome Saiz, le 05 mai 2006 à 10:36:00.

Le Roi du Spam Stanford Wallace vient d'être condamné par une cour américaine à payer quatre millions de dollars. Il était accusé d'avoir infecté des PC à l'aide d'un logiciel publicitaire chargé de... vendre l'antidote ! Sa condamnation est la dernière d'une série exemplaire aux Etats-Unis.
Stanford "SpamFord" Wallace, jadis autoproclamé "Roi du Spam", n'en fini pas de faire parler de lui. Après les fax publicitaires sauvages au début des années 1990, puis ses démêlées avec la Justice à la fin de la décennie (30 millions de spam envoyés par jour), Stanford Wallace s'est fort naturellement intéressé au nouvel El Dorado de l'escroquerie en ligne : les adwares.
Avec sa société SmartBot.net Inc, Wallace aurait infecté à tour de bras les PC d'internautes mal informés, très probablement à l'aide des désormais tristement classiques fausses pages d'analyse antispywares. L'objectif, bien sûr, est de vendre ensuite le logiciel "désinfectant" (et surtout ré-infectant !), en l'occurrence la paire "Spy Wiper" et "Spy Deleter"
Aujourd'hui, la FTC (organisme du commerce et de la concurrence aux Etats-Unis) a obtenu la condamnation de Stanford Wallace et de sa société. Il devra payer une amende de quatre millions de dollars, acquis frauduleusement grâce à la vente de ses fausses potions miracles logicielles. La société, en outre, sera surveillée par la FTC pour s'assurer que Wallace tient sa promesse de ne plus se livrer à de telles pratiques.
Cette condamnation est la dernière d'une récente série aux Etats-Unis, qui a notamment vue un jeune escroc de vingt ans jugé pour avoir exploité un réseau de PC Zombies, AOL obtenir l'autorisation de dépouiller un spammer et, plus récemment, deux distributeurs d'adware liés à Stanford Wallace être condamnés à cesser leurs activités et, pour l'un d'entre eux au moins, de rendre l'argent ainsi amassé.
Cartes blanches
Les plus lus
Les thématiques
DNS : le pire a été évitéLes botnets se mettent au Web 2.0Faille DNS : ça patche !Hébergement web : les serveurs dédiés victimes d'abusAT&T victime de la faille DNS de KaminskyDécès de Christophe PipparelliUne vulnérabilité zero-day exploitée dans Microsoft Office AcesssKraken, le poids-lourd des botnetsUne vulnérabilité PDF pour les BlackBerryAvi Chesla : "La nouvelle vague de bots passe à l'Ajax"
espace partenaires
Livres Blancs
Guides
Le Guide Sécurité & Stockage 2009, c'est 290 pages consacrées au marché et à ses acteurs, et 300 entreprises référencées.


Rien ne semble changer en matière de risques et sécurité dans le monde bancaire. Constat désabusé et inquiet d'un RSSI du secteur.
Alors qu'OpenID attise l'intérêt des géants de l'informatique, l'acquisition de Credentica par Microsoft laisse augurer d'une possible guerre des « standards » en matière de gestion des identités sur le Web.
Le risque induit par un nouveau projet peut mettre en danger l'entreprise. Une analyse de risque en amont est indispensable.