Solutions
Kaspersky s'attaque aux services infogérés
Par Jerome Saiz, le 25 oct 2007 à 23:50:00.

Kaspersky Labs propose désormais aux petites entreprises un jeu de trois services infogérés pour assurer la protection de l'email, du web et de la messagerie instantanée.
Pourquoi vendre des boîtes quand on peut s'occuper de tout ? Comme déjà beaucoup d'acteurs du marché de la sécurité avant lui, Kaspersky Labs vient de céder aux sirènes de l'infogérance de services de sécurité.
Avec Kaspersky Hosted Security Service, l'éditeur propose aux petites entreprises de prendre en charge la totalité de leurs flux internet, en entrée comme en sortie. Le service s'articule autours des trois axes de communication habituels que sont l'email, le web et la messagerie instantanée. La totalité de ces trafics sont alors déroutés vers plusieurs centres de donnés à travers le monde, avant d'être renvoyés au client débarrassés de leurs éventuelles nuisances (ou bloqués, dans le cas du trafic sortant).
Kaspersky Labs s'engage sur la disponibilité de la plate-forme (99,99%) ainsi que d'autres critères tels que le délais d'acheminement des courriers et le taux de faux positifs. Bien entendu, de tels engagements ne sont valables que tant que le client ne dépasse pas "les bornes" (qui restent à définir), notamment en terme de volume de trafic ou de nombre de spam reçus. Mais ils sont une composante essentielle de tout contrat de ce type, dont acte.
Les technologies mises en oeuvre par Kaspersky pour traiter les flux sont bien entendu celles que l'on trouve déjà au catalogue, à une exception près : BitHunter. Il s'agit d'un outil antivirus que l'éditeur conservait jusqu'à présent en interne, afin d'éviter que les auteurs de malwares ne puissent s'en servir pour tester leurs créations avant de les diffuser. Mais puisqu'il ne s'agit pas ici de rendre BitHunter public, l'éditeur a choisi de l'utiliser pour analyser le trafic de ses clients. BitHunter est ainsi tout à la fois arme secrète, cerise sur le gâteau et plus-produit.
Kaspersky Hosted Security Service n'est commercialisé qu'à travers des partenaires, qui se chargeront de facturer à leurs clients PME quelques dizaines d'euros par an et par utilisateur, un tarif courant sur ce marché pour de tels produits.


Rien ne semble changer en matière de risques et sécurité dans le monde bancaire. Constat désabusé et inquiet d'un RSSI du secteur.
Alors qu'OpenID attise l'intérêt des géants de l'informatique, l'acquisition de Credentica par Microsoft laisse augurer d'une possible guerre des « standards » en matière de gestion des identités sur le Web.
Le risque induit par un nouveau projet peut mettre en danger l'entreprise. Une analyse de risque en amont est indispensable.