Technologies
Microsoft et l'INRIA font labo commun.
Par Jerome Saiz, le 27 avril 2005 à 10:29:00.

Microsoft, l'INRIA et le Ministère de la Recherche ont signés hier le protocole d'accord lançant le projet de laboratoire de recherche fondamentale en informatique. C'était l'occasion d'en savoir plus sur cette alliance.
Le projet de laboratoire de recherche commun à Microsoft et, via l'INRIA, au gouvernement français s'est signé hier. Consacré à la recherche fondamentale en informatique, ce laboratoire accueillera à ses débuts une trentaine de chercheurs essentiellement issus des rangs de Microsoft et de l'INRIA, mais -à terme- aussi des visiteurs et doctorants. Il sera situé sur le plateau d'Orsay, un haut lieu de la recherche en France et constituera également un site majeur des programmes de recherche de Microsoft. Le premier centre au monde de l'éditeur, situé à Cambridge au Royaume-Unis, compte à peine trois fois plus de chercheurs.
Les recherches menées à Orsay suivront deux axes : la sécurité (méthodes formelles de fiabilisation du code, par exemple) et le calcul scientifique (développement de nouveaux outils logiciels pour la manipulation de données scientifiques, et non uniquement le grid computing comme nous l'annoncions au préalable).
Selon toutes les parties, ce laboratoire ne vient qu'officialiser des relations de recherches qui existent déjà depuis longtemps. L'INRIA et Microsoft travailleraient en effet ensembles (jusqu'à s'échanger des chercheurs !) depuis quelques temps déjà.
La question de la propriété intellectuelle était, bien sûr, sur les lèvres de tous les journalistes qui assistaient à cette signature. Les partenaires ont donc pris soin de préciser que le laboratoire serait une entité à part entière, qui publierait ses découvertes selon les méthodes en vigueur dans la communauté scientifique, c'est à dire librement. De même, les éventuels outils logiciels, qui servent généralement à appuyer les travaux (outils, prototypes, etc) seront publiés sous une licence Libre.
A partir de là, n'importe quelle société pourra utiliser ces travaux pour en dériver des produits commerciaux (ce qui est un autre métier), y compris -éventuellement- le laboratoire lui-même sous la forme, probablement, de spin-off ou la vente de licences spécifiques.
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