Technologies
Recette de cuisine pour passer les contrôles d'empreintes digitales.
Par Jerome Saiz, le 16 mai 2002 à 16:00:00.
Un chercheur japonais a contourné la majorité des contrôleurs d'empreintes digitales du marché. Et là où l'affaire devient amusante, c'est qu'il s'est servi pour cela d'ingrédients de cuisine courants. Le marketing des fabriquants d'appareils biométriques va avoir du mal à s'en remettre.
De la gélatine alimentaire, de la colle forte, un appareil photo numérique : il nen faut pas plus Tsutomu Matsumoto pour passer sans encombre les contrôles biométriques. C'est un coup dur pour l'industrie biométrique, encensée comme jamais au lendemain des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Dans l'hystérie sécuritaire qui avait suivi les événements, la reconnaissance des visages ou des empreintes avait été présentée comme l'arme ultime, celle qui aurait pu éviter le pire.
Sauf, bien sûr, si les terroristes avaient de la gélatine alimentaire...
Techniquement, Tsutomu Matsumoto est allé recueillir à l'aide d'un adhésif fort des empreintes déposées sur un verre, puis les a photographiées. Sous Photoshop, le chercheur japonais a ensuite accentué le contraste des clichés, avant de les imprimer sur un film plastique. Il a ensuite gravé le tout sur une plaque de cuivre photosensible, telles celles que l'on utilise pour créer des circuits électroniques. Armé de cette représentation en relief de l'empreinte, Tsutomu Matsumoto s'est fabriqué un faux doigt de gélatine alimentaire, dans lequel il en a imprimé le tracé.
Résultats des courses : 80% des détecteurs biométriques seraient tombés dans le panneau. Plutôt embarrassant pour une technologie censée être la panacée sécuritaire.
Sans compter quil sagit également du premier outil de piratage comestible.
Plus d'info : Counterpane.com.
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